Ce lundi 26 mai, trois décisions majeures ont été prises au Conseil communal, chacune révélant une vision particulière de la participation citoyenne et de la gouvernance locale. Retour sur ces décisions et les positions que nous avons défendues.
1. Une CCATM déséquilibrée et peu représentative
Le Conseil a voté la nouvelle composition de la CCATM. Nous tenons à préciser que nous ne remettons aucunement en cause la qualité ou la légitimité des personnes qui se sont portées candidates. Leur engagement est louable et leur sélection respecte le cadre légal.
Mais c’est bien le choix politique de la majorité que nous dénonçons : il en résulte une commission déséquilibrée, surreprésentant certains intérêts sectoriels au détriment d’une diversité socio-économique et générationnelle. Le discrédit de la précédente commission et l’absence de signal fort de la part du Collège semblent avoir découragé de nombreux profils citoyens, notamment chez les jeunes et les représentants des très nombreuses catégories socio-économiques qui font la richesse de notre commune.
2. Le rejet d’un amendement mesuré pour impliquer les suppléants
Nous avions proposé un amendement au règlement d’ordre intérieur de la CCATM pour permettre aux membres suppléants d’assister aux réunions et de participer aux débats, sans droit de vote.
Cette disposition, déjà en place dans de nombreuses communes, permettrait de renforcer la formation, l’implication et la continuité des travaux de la Commission. Elle a pourtant été rejetée. Le Collège communal a justifié ce refus en estimant qu’il serait « difficile de gérer un débat avec plus de huit personnes ». Une vision restrictive de la démocratie, fondée non pas sur le droit à la participation, mais sur la facilité de gestion.
3. Une démocratie territoriale toujours en attente
Enfin, le Cahier spécial des charges (CSC) pour la révision du Schéma de Développement Communal (SDC) a été adopté sans notre amendement visant à garantir une véritable participation citoyenne.
Alors que ce document définira l’avenir de notre territoire pour les vingt prochaines années, la majorité a refusé d’imposer une démarche participative ouverte et structurée. Ce choix perpétue une logique de contrôle politique, au détriment d’une co-construction avec les habitants. Pourtant, cette ouverture aurait permis d’apaiser les tensions récurrentes sur les projets d’urbanisme.
4. Recours du propriétaire de Valduc : une transparence attendue
Nous avons appris que le propriétaire du domaine de Valduc a introduit un recours contre la décision du Conseil communal de s’opposer au déplacement du sentier n°24. Nous avons demandé à la bourgmestre de donner une vue claire sur la manière dont le Collège entend défendre cette décision, adoptée démocratiquement par le Conseil le mois dernier.
Nous estimons qu’un mandat clair, transparent et défensif doit être confié à un avocat, afin de défendre les intérêts publics et l’intégrité du réseau de chemins ruraux.
Conclusion
Ces trois votes sont révélateurs d’une majorité qui dit vouloir favoriser la participation citoyenne, tout en refusant de l’ancrer dans les textes. Nous continuerons à défendre une vision de la démocratie locale fondée sur l’ouverture, la pluralité, et la confiance envers les habitants.