Site de la Franche-Comté / La Comète : ce que nous savons sur la pollution
Le site de la Franche-Comté – La Comète, situé rue de la Teinturerie à Tourinnes-la-Grosse, est une friche industrielle héritée d’une ancienne teinturerie. Depuis plusieurs années, des investigations environnementales ont été menées sur ce terrain.
Une pollution identifiée depuis 2016
Une première étude de caractérisation, réalisée en 2016 par le bureau AG Environnement, a mis en évidence la présence de plusieurs contaminants dans le sol et les eaux souterraines du site. Les analyses révèlent notamment des concentrations élevées en solvants chlorés — principalement du PCE (tétrachloréthylène) — utilisés dans l’activité de teinturerie. Certaines valeurs dépassent significativement les normes applicables pour un usage commercial.
Un tableau de contamination élargi en 2025
En juillet 2025, in BW — l’intercommunale qui étudie la possibilité de racheter le site — a reçu les résultats préliminaires d’une actualisation de cette étude. Le tableau de contamination s’est considérablement élargi. Les expertises font état de la présence dans le sol et/ou les eaux souterraines de :
- Hydrocarbures aromatiques non halogénés (BTEX)
- Hydrocarbures pétroliers (HP)
- Solvants chlorés (HCOV)
- Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
- PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées)
- Métaux lourds
Les conclusions de l’expert : une menace grave probable
Dans sa conclusion préliminaire, le bureau d’études Profex indique que les impacts présents sur le site ne sont pas encore suffisamment caractérisés et que des investigations complémentaires s’imposent. C’est Profex lui-même qui écrit, sur la base des concentrations mesurées : « Sur base de notre expérience, nous supposons qu’une menace grave sera mise en évidence », entraînant selon lui la nécessité d’assainir le site. Il ne s’agit pas de notre conclusion, mais de celle de l’expert mandaté.
L’estimation préliminaire du coût des études complémentaires se situe entre 68.000 et 135.000 euros — avant même d’envisager les travaux d’assainissement eux-mêmes, dont le coût reste impossible à chiffrer à ce stade.
En février 2026, à la suite des informations communiquées dans le cadre des discussions sur l’avenir du site, BaV. a demandé communication des rapports d’analyses complets. Ce dossier est en cours de suivi.
