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Conseil communal du 22 juin 2026 : des finances fragiles, une proposition de pluralisme rejetée, une augmentation de traitement sans explication

La séance du 22 juin 2026 a été dominée par les finances communales — comptes 2025 et première modification budgétaire — auxquelles se sont ajoutés notre projet pour une communication pluraliste et la question des traitements des mandataires. Voici notre compte rendu, avec, pour chaque sujet, le lien vers notre analyse détaillée.

Finances : un résultat qui masque une marge quasi nulle. Les comptes 2025, que nous avions rejetés, ont été approuvés par la Région wallonne — mais assortis de quatorze observations, dont plusieurs dépassent la simple remarque de forme. La première modification budgétaire 2026 en exécute les corrections, sans redresser le fond : la marge dégagée par l’année 2026 elle-même n’est que de 12.058 euros, et la masse salariale, tenue à bout de bras par des subsides (les APE) qui disparaissent au 1er janvier 2027, expose la commune à un risque non provisionné. Par cohérence avec notre vote sur les comptes, nous avons voté contre cette modification budgétaire.

Notre analyse détaillée : Finances communales : derrière les annonces, une marge de douze mille euros

Communication communale : notre proposition de pluralisme, rejetée sans débat. Nous avons déposé un point constructif — quatre pièces, dont un projet d’avenant au règlement d’ordre intérieur — visant à mettre notre règlement en conformité avec l’obligation de pluralisme de la communication communale, telle que le décret wallon du 28 mars 2024 l’impose. Ce n’était pas une critique, mais une proposition. Elle a été rejetée — sans débat de fond, et sans contre-proposition.

Notre réponse aux arguments avancés : Communication communale : un projet pour la neutralité, rejeté sans débat

Traitements des mandataires : une transparence demandée pour les citoyens, différée par la majorité. La modification budgétaire faisait apparaître, à l’article « Traitements des mandataires », une augmentation de crédit de 40.085 euros (de 222.668 à 262.753 euros). Nous avons demandé que les raisons de cette augmentation soient rendues publiques — pour que les Beauvechainois, dont c’est l’argent, sachent à quoi elle correspond. Une dépense de cette ampleur se justifie devant les citoyens. La Bourgmestre a répondu elle-même — sur un point qui concerne pourtant sa propre rémunération, ce qui, à nos yeux, pose une question de conflit d’intérêts — qu’aucune explication ne serait donnée lors de ce conseil, et qu’elle viendrait plus tard. Or c’est en séance publique que les dépenses engageant les deniers communaux s’expliquent devant les habitants. En renvoyer l’explication hors de cette enceinte ne rend justice ni au rôle du conseil, ni au droit des Beauvechainois d’être informés. Nous prenons acte de l’engagement d’une réponse ; nous la demandons complète, publique, et au bon endroit : devant ce conseil.

Pour comprendre ce que dit la loi, et ce qui fait débat : Traitement de la Bourgmestre : ce que dit la loi, et ce qui fait débat

🌿 Verdissement à Hamme-Mille : quand la main gauche ignore ce que fait la main droite

La première modification budgétaire 2026 prévoit un investissement d’environ 100.000 € pour le verdissement du centre de Hamme-Mille, au titre de la lutte contre le réchauffement climatique. L’intention est louable.

Mais elle est difficile à concilier avec un autre dossier en cours : le projet TAMET, dont le site d’implantation prévu est une zone humide au cœur de Hamme-Mille — un poumon vert naturel, gratuit, qui existe déjà. Une grande partie de cette zone est couverte par des espèces protégées. Selon les éléments dont nous disposons, 80 % de ces espèces seraient détruites pour permettre la réalisation du projet.

On investirait donc d’un côté pour verdir, pendant que de l’autre on détruit une zone naturelle protégée. Ces choix ne se tiennent pas.

Ce n’est pas qu’une question budgétaire. C’est une question de cohérence dans la manière de gouverner. Le climato-scepticisme ne se résume pas à nier le réchauffement climatique — il concerne aussi ceux qui en reconnaissent la réalité, mais qui, au moment de décider, ne modifient pas leurs arbitrages en conséquence et minimisent l’impact de leurs choix sur les générations futures. Les politiques de niche ne suffisent plus : c’est l’ensemble des décisions d’aménagement, de mobilité et d’urbanisme qui doit intégrer cet impératif.

Notre rôle. Nous ne cherchons pas à noircir le tableau, mais à le regarder en face : des chiffres vérifiés, des questions précises, et la transparence que les Beauvechainois sont en droit d’attendre. Nous continuerons à demander au Collège qu’il assume ses choix — au grand jour.

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