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Feuille de route ODD : 92 actions, 7 terminées

Groupe BaV. — Conseil communal du 24 août 2026

Le conseil a pris connaissance de la mise à jour 2026 de la feuille de route vers les Objectifs de développement durable (ODD). Nous avons remercié les services pour le travail de refonte des références vers le cadre du Plan stratégique transversal (PST) 2025-2030, et posé trois demandes de précision.

Le nouveau Programme communal de développement rural n’y figure pas

Les renvois aux fiches du Programme communal de développement rural (PCDR) que contient la feuille de route — II.5, II.6, II.8, les mentions « PCDR lot II » — se rapportent tous au programme précédent. Aucun des trente-deux projets du document de programmation adopté le 26 février 2026 n’y apparaît.

Nous comprenons qu’il n’est pas encore approuvé. Nous voulons savoir selon quel calendrier et quelles modalités les projets issus du processus participatif seront intégrés dans les instruments de suivi — et comment ils s’articuleront avec un PST arrêté antérieurement.

L’action 39 sans participation citoyenne

Cette action porte sur la révision du Guide communal d’urbanisme et du Schéma de développement communal — les deux instruments qui détermineront durablement l’aménagement du territoire. Échéance 2029, et pour unique indicateur : « l’approbation par les différentes instances ».

Or la même feuille de route consacre, sous l’ODD 16, un objectif entier à la participation citoyenne — avec pour indicateurs le nombre de consultations et le taux de participation. Cette exigence s’applique ailleurs. Pourquoi pas ici, pour les décisions qui engagent le plus durablement notre cadre de vie ?

Le bilan chiffré

Entre 2024 et 2026, le portefeuille passe de 84 à 92 actions. Le nombre d’actions terminées passe de 6 à 7. 22 actions ne sont pas commencées, 5 sont abandonnées, et plusieurs échéances glissent de plusieurs années — l’action 21 de 2024 à 2030, les actions 70 et 71 de l’hiver 2023-2024 à 2029.

Nous ne mettons pas en cause l’engagement des services, dont nous mesurons les contraintes de moyens. Mais la question se pose : comment la commune absorbera-t-elle, en plus de ce portefeuille déjà tendu, les trente-deux projets d’un nouveau PCDR ?

Les membres de la Commission locale de développement rural (CLDR) expriment la même inquiétude. Des projets en nombre, une priorisation en lots 0, 1, 2 ou 3 dont seuls quelques-uns verront le jour — et des interrogations sur les critères de sélection. Le jardin nourricier, qui ne figurait pas parmi les projets plébiscités par la population, est apparu dans la liste des prioritaires.

Une priorisation explicite, soumise au conseil, nous paraît nécessaire. C’est la condition pour que les engagements pris devant les habitants deviennent autre chose qu’une liste.

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